Plein – Vide

« plein – vide »
Mars 2019
Crayon de papier
210 x 297 mm

Marcher et se perdre dans les ruelles de Lausanne, écouter les légers martèlements de la pluie au rythme d’une mélodie monotone et observer le reflet la ville sur le goudron ruisselant d’eau.
Découvrir le quartier par ses pleins et ses vides, structurés avec équilibre et soin comme un artiste aurait composé sa toile. Parcourir les ruelles d’un site par ses resserrements et ses élargissements, constater ses repliements et ses introversions qui rappellent le cheminement d’un labyrinthe. Pleins et vides constituent le tissu urbain. Parmi ses repliements, il y a une place qui interpelle et questionne. Elle apparaît comme une cavité dans le plein. Ce vide s’affirme dans le quartier et suscite à la curiosité.
Cette place est comme une respiration urbaine que le quartier peut utiliser et s’approprier. Elle permet des retrouvailles loin du trafic et du bruit de la ville, malgré une orientation non favorable à l’ensoleillement.
Ornée d’arbres alignés à la rue, la place est alors comme une poche citadine à habiter. Des terrasses et un petit espace de jeu pour les enfants y sont aménagés.
« Freespace », c’est le moment où le construit s’arrête et laisse place à un vide, une place publique dans un quartier offerte aux habitants, aux citoyens et aux usagers.